LIGNES AFRICAINES TOME 1 (1911-1931) - G. COLLOT

LIGNES AFRICAINES TOME 1 (1911-1931) - G. COLLOT

Référence : 2737
Les défricheurs 1911-1931 de Gérard Collot et Alain Cornu Version noir - format : 21,5 x 30,5 cm - 192 pages Éditions Bertrand Sinais (1999 - Tome 1) The pioneers 1911-1931 de Gérard Collot et Alain Cornu . Black version - size : 21,5 x 30,5 cm - 192 pages Bertrand Sinais Editions
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Description
Préface de Robert Espérou : Pendant la première moitié du siècle qui s’achève, les petits français ont appris la géographie de l’Afrique dans des atlas scolaires où voisinaient de larges taches roses (pour la France), jaunes (pour l’Angleterre),  blanches bordées de  bleu (pour la Belgique), mauves (pour l’Espagne), oranges (pour le Portugal) et vert-gris (pour l’Italie). Deux tâches blanches bordées de rouge signalaient les deux seuls états autonomes : l’Éthiopie et le Libéria (carte extraite du livre) . Avant le début de la Grande Guerre, les aviateurs ou les avions français occupaient presque seuls le ciel africain. Ceci était vrai non seulement des territoires sous notre empire, mais même ailleurs. On apprend ainsi, à la lecture de “Lignes Africaines”, que la première manifestation aérienne en Égypte fut organisée en février 1910 par l’Aéro-Club de France, que le ciel de l’Afrique du Sud fut défriché par un Blériot, celui du Mozambique par un Farman 40, et que Lord Kitchener, pourtant peu suspect de francophilie exagérée, a vivement encouragé Marc Pourpe lors des vols que l’aviateur français à accomplis entre Le Caire et Khartoum en 1913 et en 1914, sur Morane Saulnier à moteur Gnome 60 chevaux. La paix une fois revenue, la France put organiser à sa guise l’espace aérien au–dessus des territoires sur lesquels s’exerçait sa souveraineté, sa suzeraineté, sa protection ou son mandat. Elle était incontestablement privilégiée par la proximité de la Métropole, l’immensité et la contiguïté des territoires colonisés ou protégés. Mais pour se rendre sur le continent noir ou s’y déplacer sur de longues distances, il fallait survoler, dans presque tous les cas, un ou plusieurs territoires dépendant d’un État étranger. En raison de la faible autonomie, aggravée par la fiabilité capricieuse des moteurs de l’époque, on ne pouvait se rendre de Toulouse à Casablanca sans survoler l’Espagne ou sans s’y poser, continuer vers Dakar sans faire escale à Infi ou au Rio de Oro. Il n’était pas davantage question pour les Belges d’arriver au Congo sans passer par l’Afrique française, ni pour les Français d’atteindre Madagascar sans transiter par le Congo, la Rhodésie et le Mozambique. Ainsi voit-on apparaître, “par ordre d’entrée en scène”, les Français, les Britanniques, les Belges, les Espagnoles, les Portugais , les Italiens, et même , de façon plus discrète, des Suisses, des Éthiopiens, des Allemands, des Hollandais et des Américains. Ils ne faisaient, en quelque sorte, que poursuivre l’œuvre accomplie quelques dizaines d’années plus tôt, par Savorgnan de Brazza, Livingstone, Stanley, Foureau ou Marchand. Mais ils avaient désormais à leur disposition ce merveilleux outil, encore fragile, qui permettait à l’homme, souvent encore au péril de sa vie, de s’affranchir de la pesanteur. Après “Ligne Mermoz”, qui avait retracé l’histoire aérophilatélique des Lignes Latécoère, de l’Aéropostale et d’Air France de 1918 à 1940, puis ”Ligne Noguès”, consacré à celle d’Air Orient et d’Air France de 1911 à 1941, ces infatigables chercheurs que sont Gérard Collot et Alain Cornu nous proposent maintenant “Lignes Africaines”, en deux tomes,  dont le premier illustre les efforts des défricheurs de 1911 à 1931. Les lecteurs passionnés d’histoire philatélique, d’histoire de l’aviation et d’histoire tout court y trouveront ce qui fait la valeur des ouvrages précédents : le rigueur de la recherche, la clarté de la présentation, la richesse de l’i
Éditeur Éditions SINAIS
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